Les hôpitaux parisiens victimes d’une courte et intense attaque informatique en pleine crise du coronavirus

Les hôpitaux parisiens victimes d’une courte et intense attaque informatique en pleine crise du coronavirus

Les hackers sont très actifs alors que la crise du coronavirus fait des ravages à travers le monde. Les pirates ont choisi cette période sensible où tous les efforts se concentrent vers la lutte contre la propagation de cette épidémie potentiellement contagieuse pour s’attaquer aux établissements hospitaliers parisiens. L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris a fait l’objet d’une attaque informatique ce dimanche. Retour sur ces actes de piratage qui n’épargnent aucune entreprise en ce moment. 

Une attaque brève, mais d’une grande intensité

L’attaque dont a été victime l’AP-HP qui assure la gestion de 39 hôpitaux publics en région
Île-de-France se caractérise à la fois par sa brièveté et son intensité. Selon les informations fournies par l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, l’acte de piratage qui a visé deux de ses adresses Internet ce dimanche 22 mars était en fait une attaque par déni de service plus connu sous l’abréviation DDOS.

La série d’actions réalisée par les pirates à consister à la génération d’une quantité importante de connexions de manière simultanée dans le but de provoquer une surcharge des serveurs. Fort heureusement, cette cyberattaque d’une durée d’une heure n’a pas endommagé les infrastructures en place de l’Agence, grâce aux dispositifs de protection activés par le prestataire de l’AP-HP. Les dégâts ont pu être minimisés avec les dispositions sécuritaires prises avant l’attaque et aussi pendant celle-ci. Ces actes de cybercriminalité loin d’être anodines peuvent toucher tout le monde, y compris les entreprises suisses qu’elles soient privées ou publiques. 

La saturation des systèmes de sécurité, le but inavoué de cette attaque DDOS

Pour certains spécialistes tels qu’Arnaud Lemaire qui est le directeur technique d’une société de cybercriminalité spécialisée dans la protection des attaques DDOS, l’objectif visé par l’acte de piratage contre l’AP-HP était de saturer les systèmes de sécurité en place. Ce qui permettrait plus tard une attaque plus sophistiquée leur facilitant la tâche pour accéder au dispositif informatique dans son ensemble. Dès lors, ils ont les cartes en main pour installer un rançongiciel grâce auquel ils pourront exiger le paiement d’une somme d’argent sous peine de perpétrer d’autres attaques encore plus violentes et aux conséquences plus importantes. Il s’agit là ni plus ni moins d’une forme de terrorisme informatique à laquelle toute entreprise suisse quel que soit son domaine d’activité devrait s’y préparait en investissant des solutions fiables. Ces mesures sécuritaires sont indispensables dans cette période de crise du coronavirus où les cybercriminels multiplient les actes de piratage contre les sociétés privées et publiques comme c’est le cas avec l’attaque DDOS des hôpitaux parisiens.

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